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Sis aux confins montagneux
et sauvages de l'Ogliastra, Seui est un bourg
en terrasses, étagé au soleil sur le flanc d'un coteau abrupte,
dans une contrée couverte d'épaisses forêts d'où
émergent des enfilades de falaises aux élancements
sculpturaux.
A qui ose affronter l'étonnante
verticalité de son centre historique quelque peu déserté,
la ville de Seui offre un voyage nostalgique,
mais pittoresque : ruelles en à-pic serpentant sous les balcons
et les galeries de fer forgé d'antiques maisons aux façades
de pierre brute, venelles en escalier ombragées de vignes aux troncs
noueux montant à l'assaut des toits de tuiles rondes, fenestrons
aveugles encadrés d'ardoise, portails de bois délavé
par le temps, banquettes de granit où nul ne s'assied plus...
Dans un immeuble de style
liberty, donnant sur la rue principale, un petit musée ethnographique
complète intelligemment ce passage au pays du temps perdu, et
propose en option une visite en circuit, depuis l'intérieur rénové
d'une maison bourgeoise du siècle dernier à la prison
espagnole, heureusement vide.
Le
territoire communal de Seui est aussi remarquable
que la vieille ville, par sa couverture forestière, ses panoramas
saisissants, ses falaises calcaires et, intégré
au Parc National du Gennargentu, le sanctuaire
naturel du Montarbu dont la flore et la
faune comptent plusieurs espèces endémiques.
Archéologie :
Le territoire de Seui
est riche en vestiges nouragiques, principalement à Tonneri
et dans les forêts de Montarbu. Facile
d'accès, le Nuraghe Ardasai, bien que partiellement
effondré, mérite un détour car les roches qu'il
surmonte paraissent taillées de main d'homme, mais il n'en est
rien, et la proche silhouette de Perda Liana ne signale
pas davantage, malgré son apparence, l'Ouest américain !
Vestiges plus récents : ceux du site d'exploitation charbonnière
de Fundu de Corongiu, ouvert en 1800, et
son village minier, abandonné depuis 1959.
Gastronomie :
Toute la cuisine typique
de l'Ogliastra, et surtout "su pani de saba"
(pain perdu au vin cuit).
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