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Au bout de la nationale 126, posée sur un éperon rocheux à la pointe occidentale de l'île de Sant'Antioco, Calasetta (Crique de la Soie) regarde à l'ouest l'île de San Pietro et, au nord, la côte industrialisée allant de Portoscuso-Portovesme à San Giovanni Suergie. Dominée par une tour pisane, la ville, est ordonnée selon un plan en damier parfaitement régulier. Si l'atmosphère nonchalante des rues de Calasetta,
les coloris pastels des maisons aux terrasses et balcons fleuris ou, encore,
la souriante courtoisie des Calasettains assis le soir devant leur porte,
évoquent l'ambiance des cités nord-africaines, c'est que
la ville fut fondée par des esclaves libérés du Bey
d'Alger, ex-pêcheurs de corail d'origine Ligure, rescapés
du pillage de leur île de Tabarka (Tunisie) et qui débarquèrent
ici en 1770, après une remarquable odyssée. Le port de Calasetta constitue un bon abri, d'où on embarque sur le ferry desservant Carloforte (sur l'île de San Pietro) à chaque heure du jour. Près de l'embarcadère se trouve le bassin réservé aux unités de pêche, puis le moderne port de plaisance avec son école de voile et deux pontons équipés pour accueillir, bien que le tirant d'eau y soit assez faible, l'un de grands voiliers, l'autre de jolies barques traditionnelles gréées de voiles latines.
Pisciculture
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CALASETTA
: la dernière barque de pêche qui porte encore le traditionnel
grément latin.

