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Puit Sacré
de Santa Cristina

Commune de Paulilatino

Map

Bassin
SANTA CRISTINA : l'accès au tholos abritant le bassin sacré
dont on aperçoit la vasque et la margelle.
Le Puit Sacré de Santa Cristina, construit vers l'an 1000 av.JC, témoigne d'une des plus riches périodes de la mystérieuse civilisation nuragique.
C'est actuellement le plus visité des temples que les Bâtisseurs de Tours ont voués au culte de l'eau.
Sur le terrain, les structures visibles dessinent encore le périmètre elliptique d'un mur d'enceinte enfermant un second mur formant un fer à cheval au centre duquel se trouve le coeur du sanctuaire. PlanSi de ces deux murailles concentriques ne demeurent que les fondations faites de grossiers moëllons, le Puit Sacré lui-même nous est parvenu "en l'état".
Descendant au niveau de la nappe acquifère, l'édifice en creux présente un appareillage en basalte poli d'une très belle finition et atteste d'une parfaite maîtrise des courbes qui désigne Santa Cristina comme l'une des plus élégantes réalisations nuragiques.

Une architecture hors du temps :
Abrité par une voûte souterraine en tholos, le fond du puit forme une vasque circulaire peu profonde, creusée dans la roche pour y recueillir les eaux phréatiques. Entourée d'une margelle, la vasque semble se prèter à un rite d'immersion, mais les visiteurs modernes se contentent d'y jeter, qui des pièces de menue monnaie, qui des capsules de bouteilles de bière.
Dans l'axe du bassin, affleurant quelques 7 mètres plus haut avec le sol naturel, la clef de voûte du tholos est percée d'un trou de lumière circulaire large d'une trentaine de centimètres. Cet oeil-de-boeuf met en évidence les connaissances astronomiques des constructeurs de l'Age de Bronze : aux équinoxes de mars et septembre, les rayons du soleil le traversent pour illuminer le fond du puit. Il est dit également que, tous les dix-huit ans et demi, c'est la lune en plénitude qui passe à l'applomb de l'opercule et projette son reflet sur l'onde du bassin sacré. Ce dernier prodige ne devrait pas se renouveler avant la pleine lunaison de juin 2007...
On accède au fond du Puit Sacré
par les 24 marches d'un escalier plutôt raide. Accentuant l'effet d'une vertigineuse perspective, les parois latérales se resserrent fortement vers les profondeurs tandis que leur surface montre une courbure hélicoïdale discrète, mais en parfaite harmonie avec la forme du tholos souterrain. Le plafond de cette superbe descente vers les eaux est formé de 11 marches antipodiques qui semblent reflèter celles de l'escalier et évoquent les architectures surréelles imaginées par le graveur hollandais Escher, trois millénaires après les concepteurs de Santa Cristina.
A proximité de cette merveille, apparaissent diverses substructures : vestiges de deux grandes huttes contiguës, d'une aire circulaire évoquant une place publique et de plusieurs séries de constructions ayant pu héberger des pélerins. L'ensemble évoque l'un de ces centres religieux et tribaux dont parlent les historiens antiques.

Le Nuraghe de Santa Cristina :
Bâti cinq siècles avant le Puit Sacré, le nuraghe de Santa Cristina est de petite taille, relativement aux dimensions habituelles des tours nuragiques : la diamètre au sol de son tholos ne mesure que 3,5 mètres, mais on y trouve néanmoins trois profondes niches disposées symétriquement avec le couloir d'accès. Classiquement, depuis la gauche de ce corridor, un escalier hélicoïdal mène au sommet de l'édifice.

Escalier
SANTA CRISTINA : L'escalier d'accès au Puit Sacré.

Escalier
SANTA CRISTINA : L'escalier d'accès au Puit Sacré.

Lumière
SANTA CRISTINA : l'extérieur du trou de lumière placé au dessus du bassin sacré.
SANTA CRISTINA :
Le trou de lumière
réservé dans la clef
de voûte du tholos.
Tholos

Hutte
SANTA CRISTINA : l'entrée de la hutte dite "des Assemblées".

Nuraghe
SANTA CRISTINA : le Nuraghe.


SARDAIGNE PREHISTORIQUE : le culte des Puits Sacrés

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