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Le
nuraghe Coeserra, s'accroche au flanc d'un
hémicycle de falaises blanches, sur une éperon rocheux est une
grande forteresse à plusieurs tours et murailles, dont celle qui donne
sur la plaine, très haute, montre un excellent état de conservation.
On peut s'interroger sur la valeur stratégique de cette place-forte
bâtie à l'écart d'une grande vallée menant par de profonds ravins aux
criques Sissine et Goloritze. Aussi, et compte tenu des gouffres et autres
merveilles naturelles que l'on trouve dans la région, on peut penser
que le nuraghe Coeserra a été
conçu pour un usage plus religieux que militaire.
L'ensemble n'a pas été dégagé de ses décombres,
d'où émerge cependant une large tour circulaire. Il est
vraisemblable que cette tour abrite un tholos, mais son accès paraît
être enseveli.
L'extrémité ouest du monument réserve une surprise : c'est un petit
bâtiment carré, donc peu conforme aux canons de l'esthétique
nuragique. Son beau linteau est pourtant typique de la période,
et à l'intérieur se voit un tholos à base carrée (3 x 3
m.), mais dont la paroi s'arrondit vers la clef de voûte, hélas
effondrée.
A l'est, côté par lequel on accède au site, subsitent les vestiges d'au
moins deux structures circulaires, aux murs un peu trop bien appareillés
pour de simples huttes. Un des murs montre d'ailleurs le surplomb caractérisant
la paroi des tholos. Aussi peut-on penser que ce sont là les restes
d'un bastion avancé.

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