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La nécropole de Montessu
est répartie sur deux amphithéâtres naturels des bords
du plateau trachytiques de Villaperuccio.
Le site, bien aménagé pour les visiteurs modernes, compte
une cinquantaine de tombes dont les variations structuro-cultuelles signent
diverses phases d'occupation qui se sont succédées au long
des IV° et III° millénaire
av.JC. Pour cette période de la préhistoire sarde, les
horizons archéologiques se chevauchent si inextricablement qu'il
est souvent difficile de préciser si les divergences sont dues
à une évolution dans le temps ou à des variantes
locales. Ainsi, le développement de la nécropole de Montessu
présente nombre de ces points obscurs qui, ajoutés à
la beauté naturelle des lieux et à l'atmosphère d'auguste
nostalgie qui y règne, en font tout le charme.
Un grand nombre, et probablement les plus
anciennes des tombes visibles à Montessu
sont de simples sépultures du type communément appelé
Domus de Janas.
D'autres, plus complexes et dites tombes-sanctuaire,
présentent un parvis et un espace
intérieur cultuel qui précèdent la sépulture
proprement dite, cavité d'assez grande taille, divisée en
plusieurs espaces dont la raison d'être reste parfaitement mystérieuse.
Aussi, et ce n'est pas le moindre attrait de Montessu,
deux tombes montrent des parois gravées. Ce sont la tombe dite
"aux cornes de taureaux" et celle dite "aux
spirales". L'une des tombes-sanctuaire est fermée par
un mur mégalithique , ce qui est assez inhabituel.
La nécropole de Montessu
servait la communauté préhistorique occupant la plaine fertile
dont l'actuelle Villaperuccio est le centre
et où plusieurs menhirs sont encore visibles. L'un d'entre eux,
étêté par la foudre et nommé Luxia Arabiosa
(Lumière Rageuse), mesure encore 5 mètres de haut.
Construites longtemps après les tombes,
deux tours nuragiques ruinées se voient aussi à Montessu,
l'une en bas de la nécropole, l'autre la dominant.
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